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Marc Aurèle, empereur romain et philosophe stoïcien

 

Buste de Marc Aurèle (règne 161-180 ap. J.-C.), glyptothèque de Munich.

Popularisé auprès du grand public par le film Gladiator de Ridley Scott (2000), Marc Aurèle est une figure emblématique de l’antiquité. Surnommé le « dernier empereur romain », il était aussi un philosophe stoïcien. Réputé pour son exemplarité dans l’exercice du pouvoir politique, il lègue une œuvre essentielle : Pensées pour moi-même.

 

Marc Aurèle, dernier empereur romain

Marc Aurèle a vu le jour le 26 avril 121 à Rome, dans la villa de famille. Fils de Marcus Annius Verus qui fut préteur à Rome et de Domitia Lucilla, le petit Marcus Annius Verus se fait très tôt remarquer pour ses grandes qualités morales. A tel point qu’arrivé dans sa quinzième année, l’empereur romain Hadrien le prend sous sa protection. En 138, âgé de 17, il est adopté par Antonin, le fils adoptif de l’empereur Hadrien. Cette procédure, très courante à Rome, permettait d’assurer la continuité de l’empire romain. Lors de cette procédure, Marcus Annius Verus change de nom et devient Marcus Ælius Aurelius Verus : Marc Aurèle.

Le gardien de la Pax Romana

Marc Aurèle devient empereur 7 mars 161, à la mort d’Antonin. Il exerce le pouvoir avec son frère d'adoption Lucius Aurelius Verus. Le début de règne des deux Augustes est marqué par une recrudescence de guerre et des désastres : guerre contre les Parthes, épidémie de peste, inondation du Tibre et tremblement de terre à Cyzique. En 169, Lucius Aurelius meurt épuisé pendant les guerres marcomanes. Marc Aurèle exerce désormais le pouvoir seul, et il lui faut cinq années pour stabiliser et pacifier la région du Danube déchirée par des guerres intestines. L’empereur meurt le 17 mars 180, à l’âge de 59 ans, dans des conditions non éclaircies. Selon les versions, il mourut de la peste antonine ou bien empoisonné sur ordre de son propre fils, Commode, futur empereur. Sa mort marque la fin de la Pax Romana.

Un philosophe stoïcien avant tout

Marc Aurèle a été très tôt initié à la philosophie. Ses maîtres à penser furent Épictète, Apollonios de Chalcédoine, Sextus de Chéronée, et Fronton l’un des plus grands orateurs de l’époque. De cet héritage, il fit une philosophie de vie, une philosophie pratique. L’historien Hérodien affirme dans son Histoire romaine (livre I) que « de tous les princes qui ont pris la qualité de philosophe, lui seul l'a méritée». Marc Aurèle était tellement exemplaire par sa conduite vertueuse qu’il inspirait son peuple : il n’y eu jamais autant de philosophes que sous son règne.

Une œuvre posthume : les Pensées pour moi-même

Pensées pour moi-même est le carnet de guerre, sorte de journal intime de Marc Aurèle. Il n’était pas destiné à être connu du grand public. Chaque jour, l’empereur y inscrivait ses prises de conscience faites au travers de ses rencontres, de ses campagnes militaires, des difficultés et des complots qui traversaient l’empire. Pour lui, tout était source d’une meilleure compréhension des lois qui régissent la nature, la vie, l’âme humaine. L’originalité de son œuvre réside dans sa pratique constante et quotidienne « à vivre pour le bien ». Conscient de la précarité de la vie humaine et doté d'un très haut sens de la responsabilité de l’Etat, Marc Aurèle reste un exemple de vertu et un modèle de philosophe pratique.

 

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