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Ce qui fait de nous des Hommes...

Qu'est-ce qui fait de nous des Hommes ? Est-ce notre conscience ? Est-ce la peur de la mort ? La recherche du sens de la vie ? Est-ce notre envie de laisser une trace, nos espoirs et nos désespoirs ? Ou est-ce encore le pouvoir de nos émotions : l’amour, la haine, la honte ? L’Homme, être à la fois irrationnel et doté de libre arbitre, être à mi-chemin entre le rire et les principes que sont la morale et l’éthique. Être guidé par la foi, par quelque chose supérieur a lui. Être capable d’empathie, d’imagination, d’auto-analyse…

Ce ne sont que quelques exemples de ces caractéristiques qui font de nous des humains, et non des animaux ou des machines. Il y a aussi des « sur-humains ». Ceux-là vivent, se battent, et parfois, meurent pour les autres. La grandeur de leur âme dépasse les circonstances de la vie. Ils s'intéressent au monde plus qu’à eux-mêmes. Les problèmes des autres sont les leurs, et ce, d’une manière étrange… Comme si l'égocentrisme leur était étranger. S’ils crient dans un mégaphone, ce n’est pas pour eux-mêmes, mais pour ce qui leur paraît essentiel.

"On ne nait pas humain, on le devient."

Ceci est très visible dans les relations que l'on a avec les autres ainsi que dans nos actes. La similitude avec les caractéristiques physiques de l'homo sapiens n'est pas une condition suffisante pour être "humain". Aujourd'hui, il existe des robots qui ressemblent étonnamment aux humains. Mais ils ne pourront jamais devenir complètement humains, car ils ne présentent pas les caractéristiques de sensibilité, d'empathie, de compassion, d'altruisme, de sacrifice qui sont propres à l'humain.

Aujourd’hui on distingue quatre concepts différents qui cherchent à expliquer ce qu'est l'être humain. Le première concept, légué par Aristote, voit l’Homme comme un "animal rationnel", un être naturel qui fait partie d’une chaîne. Le deuxième concept est celui de Descartes, qui décrit l’Homme comme une substance pensante qui est étonnamment unie à un corps. Le troisième est la vision des sciences humaines qui voit l’Homme comme un être de culture. Donc le propre de l'Homme est de produire de la culture. Et le dernier concept, celui des sciences cognitives, voit l’Homme comme un être de nature.

Dans toutes ces tentatives de définition, l'Homme est comparé aux autres êtres vivants. Certaines visions définissent l'Homme comme une être a part entière, distinct des autres par ce qui le différencie ; tandis que d’autres conceptes le voient comme un ensemble, relié à un tout. Mais avec l'évolution de la Recherche, l'on constate que les frontières de l'humanité deviennent de plus en plus floues.

C'est par ses choix et ses actes que l'Homme s'humanise

Chaque concept qui essaie d'expliquer ce qu'est l'Homme embrasse partiellement la vérité. Mais ce qui fait l'essence de l'Homme ne se trouve pas dans les concepts et les réflexions. On peut reconnaître un être humain dans l'action. Dans l'action consciente et bienveillante. Être un Homme dépend entièrement de notre comportement et de notre attitude envers les autres et non d'un titre biologique que l'on se donne. Par conséquent, pour être digne du rang d'Homme, nous devons nous comporter comme tels, à savoir être bons. Ce n'est pas l'espèce humaine qui nous définit en tant que Homme. Il peut y avoir des animaux qui ont un comportement plus humain que certains actes commis par des humains. Ce sont nos comportements, nos actions, qui vont définir si nous pouvons prétendre au titre d'Hommes. Alors, osons et choisissons de devenir humains !

 

                                                                                                                                 Un article de Iva Banova, étudiante en second cycle de philosophie à Nouvelle Acropole Paris 5.